La Parole à un V.M. "de base" .... ça rafraîchit !!!

Publié le par Sirius Black

 

Vous savez que les blogs Myosotis ne peuvent "mettre en ligne" toutes les contributions des Blogueurs:

Certaines sont "impubliables" car trop violentes ou aggressives, ou contiennent des affirmations non vérifiables qui pourraient valoir des ennuis à leur auteur ... et au modérateur qui les diffuserait.

D'autres précisent "A ne pas publier", car il s'agit d'une "info" destinée au seul modérateur !

D'autres enfin sont "beaucoup trop longues" et ne sont plus du ressort du "Commentaire", mais de la "Lettre " ou parfois même de "la Planche" ! Ce qui ne vaut pas dire qu'elles soient sans intérêt, notamment parce qu'elles reflètent l'opinion de Frères sincères qui ont aussi besoin de "s'exprimer".

 

Profitons donc de ce w-e de "pause" dans l'actualité pour donner la Parole à un correspondant (V.M.) qui nous a adressé il y a quelques jours son "vécu" de la crise et sa "vision" très raisonnable et fraternelle de l'Avenir de la FM Régulière !

Le texte est long, mais mérite qu'on s'y penche ...

 

 

LETTRE OUVERTE D’UN VENERABLE MAITRE
DE LA GLNF PARMI TANT D’AUTRES…
________________________________________________________

A.L.G.D.G.A.D.LU.

Les Vénérables Maîtres auront eu une année compliquée, préoccupés avant tout
à protéger leurs ateliers, ils sont restés le plus souvent silencieux pour le bien de tous.
Etant l’un d’entre eux, je souhaitais partager, sans polémique, ces quelques mots.


Mes BAF,

Y a-t-il un endroit où le « Cœur à ses raisons que la raison ne connaît point » ? Oui, et ce pourrait être en Franc-maçonnerie.
Par cette citation, Blaise Pascal signait "Pensées" (IV, 277) et s’adressant à Dieu, il s’adressait à tous les Hommes. En quelque sorte, il faisait la démonstration de l’immatérialité des choses, où les hommes n’existent que par leur seule volonté de célébrer un sentiment. C’est l’approche même du Sacré, ou le règne de l’intangible fait l’essentiel de ce que nous sommes, parce que nous le voulons, parce que nous y croyons.

C’est en ce sens que la Franc-maçonnerie n’étant rien… elle est tout !

Symbolique du Verbe, reposant essentiellement sur l’oralité, en faisant d’elle son principal mode de transmission entre les hommes avec des us et coutumes, la Franc-Maçonnerie a traversé le temps, le tout porté par des rites, des secrets et des serments.
Mais son moteur essentiel, c’est le Cœur des Hommes ayant le ferme désir d’être Amour, ou plus prosaïquement, la capacité pour chacun d’entre nous à se voir dans le regard de l’Autre. Là seulement, la Franc-Maçonnerie étant à sa véritable source, prend tout son sens.

Que celle-ci, au fil de l’histoire, ait vu des textes l’encadrer pour mieux l’affirmer, des rites apparaître, se modifier et s’ajouter, ou des hommes déclarer devoir en déterminer des chefs, pour consolider l’espérance de sa pérennité, sont à l’évidence autant de nécessités. Mais la Franc-maçonnerie n’est pas ici ou ne saurait être réduite à cela.

C’est avant tout pour ces raisons qu’en Franc-Maçonnerie, s’arquebouter dans des procédures juridiques, est par définition une posture hors sujet, une aberration. Bref, un non sens, pire, d’une totale absurdité.

La conscience de l’essentiel…

Que Monsieur STIFANI fut incapable, ayant ramené en moins de 18 mois notre GLNF à un état de déliquescence avancé, n’est pas le plus important. C’est son inaptitude à n’avoir su se regarder lui-même dans cette triste aventure où il nous a mené, sans avoir conçu un seul moment que la seule décision qui s’imposait, était son retrait. S’être laissé porter à ce point par l’ego demeurera l’illustration caricaturale d’un échec dramatique, mais avant tout celui de sa propre personne.


A contrario, dans ces circonstances, il n’est cependant ni naïf, ni incongru d’affirmer qu’un Maçon digne de ce nom aurait sans doute simplement déclaré :

« Mes Frères, ayant eu le sentiment d’avoir justement œuvré pour vous, pardonnez mon incompréhension. Mais au delà du constat de désordre que provoque mon action, c’est l’éloignement insupportable qu’elle me confère jour après jour, de vous. Aussi, ne me voyant plus dans vos yeux, je me rends ainsi à l’évidence que tenir ma charge devient alors un non sens et décide donc, pour le bien de Tous les Frères et de l’Ordre, de me retirer ».

N’ayant eu la Lumière nécessaire pour agir de la sorte et la seule qui vaille, il prouve dès lors qu’il n’avait envisagé sa mission que sous l’angle profane. Mais qui, aura perdu le plus ? Peu importe, l’après STIFANI est là, à nous de façonner le destin de nos idéaux.


Une crise est toujours une opportunité…dit-on.
…Mais sans doute aurions-nous Tous, largement préféré en faire l’économie.

Permettez au Vénérable Maître que je suis, de penser au désarroi de tous ces Frères attristés par tant de déchirures et qui ont, au mieux, pris du recul par rapport à leur atelier.
Peut-il y avoir quelconque avantage à une telle situation, faite de meurtrissures, déstabilisation, doutes sur tout et sur nous-mêmes ou la valeur de notre engagement ?
A ce prix, certainement pas.
Je souhaite porter toute la considération qu’il se doit, à tous mes Frères VM, qui, concentrés à protéger leur ateliers dans un environnement délétère, ont souvent sacrifié leur propre bonheur de vivre une si belle charge.
Et puisque de toute situation nous devons retenir une leçon, rappelons-nous que la Franc-Maçonnerie est constituée d’hommes et que ces derniers, dont nous sommes tous, sont des êtres perfectibles. A nous de démontrer notre capacité au pardon…sans oublier.


Retenir la leçon avant tout…

A l’avenir, la confiance dans les responsables de l’Ordre ne doit donc plus être aveugle et méritera l’attention de chaque frère. Adhérent d’une des plus belles associations qui soit, chaque Frère saura désormais resté vigilant, et ne pas réduire sa vision à ce qui lui convient le mieux : sa Loge.

Durant cette période, nous aurons été soumis et éprouvés à la réalité de notre engagement : Maîtrise de nos passions, fidélité, fraternité… Quant à notre conviction, est-elle intacte ? Mais doit-elle se mesurer aux aléas de l’obédience ?
Autant de questions qui éprouvent mais font avancer les maçons que nous voulons être. Retenons que le chemin est long pour progresser et conservons l’humilité en nous disant : qu’aurions-nous fait nous-mêmes dans de mêmes circonstances ?

Pensons que ces quelques interrogations pouvant permettre d’accéder à la compassion, nous rapprochent et nous amènent à accepter ces Frères qui se sont parfois, eux-mêmes perdus.

Il nous appartiendra, au terme de cette difficile période, de tirer les enseignements personnels de l’épreuve subit pour faire grandir les vertus de la Franc-Maçonnerie dans lesquelles nous croyons et que nous portons… renforçant ainsi notre conviction.

Un espoir…une refonte…

Le chantier est donc ouvert pour réformer ce qu’à l’évidence, cette crise majeure aura mis en lumière. Réunissons-nous et apportons sereinement nos réflexions pour parfaire ce que l’Ordre nous a transmit. Gardons à l’idée qu’il n’est pas besoin obligatoirement de révolution lorsqu’on admet qu’un système fonctionnant pour 15 000 Frères peut se révéler en partie, inadapté lorsqu’il atteint 45 000 Frères.
Beaucoup de questions et de sujets mériteront d’être évoqués et réformés. Il n’est pas question d’en faire ici une liste exhaustive, permettez-moi d’évoquer en vrac :

1/ Une remise à plat le plus rapidement possible des Statuts de la GLNF, avec comme premier objectif de sortir de ce type de schéma ubuesque concentrant les pouvoirs administratifs et spirituels sur la même personne. Corrélativement, de lui préférer tous statuts empêchant définitivement de connaître à nouveau une telle situation, et respectant distinctement les questions civiles de celles, relevant de l’aspect spirituel.

2/ La responsabilisation de chaque adhérent de l’association.
Chaque adhérent se sent d’abord « Frère » et cela est bien normal car c’est pour cette raison qu’il à rejoint l’association. Pour autant, il doit se sentir plus concerné par la partie « civile » que représente celle-ci. A force de s’en éloigner et de se complaire dans une « béatitude spirituelle », voilà les conséquences directes que nous venons de vivre.
Participer à la construction d’un Edifice dont chacun est une pierre, doit pouvoir s’envisager dans toute sa perspective. Chaque Frère, soucieux aussi de son rôle d’adhérent, ne se réveillera fortuitement, un beau matin, avec une sorte de « gueule de bois ».
Afin de responsabiliser cette fonction, il conviendra de prendre toutes dispositions favorisant une meilleure implication des frères. Entre autres, en décidant statutairement des procédures de votes à bulletin secret lors des AG, évitant ainsi tout simulacre digne de républiques bananières…

3/ Afin de revenir à ce qui est le centre de notre préoccupation, mettre en place toutes dispositions favorisant l’épanouissement de la sphère spirituelle, de l’harmonie et de la Fraternité. Par exemple dans les Loges, pratiquer les travaux « administratifs » (lecture des Ordonnances, courriers administratifs, réunions organisationnelles, etc..) avant d’ouvrir les travaux du Rite.

4/ Mettre au centre de TOUS LES DEBATS, les Vénérables Maîtres…puisqu’ils sont les seuls Chefs de l’Ordre, dit-on. Pas seulement dans des réunions ou commissions, mais par exemple, en leur donnant voix concernant les nominations d’Officiers Provinciaux. Cette collégialité de décision rendant plus naturelle et meilleure, la collaboration nécessaire de ces derniers avec les Loges.

5/ Définir un rôle plus important aux Ex-Vénérables qui ont beaucoup à apporter…à tous les niveaux de l’édifice. Solliciter leur regard est le plus sur moyen de les garder impliqués dans la vie des ateliers et de bénéficier de leur expérience.

6/ Revenir à des obligations strictes du respect de la confidentialité de chaque Frère. Ceci n’est absolument plus garanti, pire, certaines Provinces arrivent même à inviter des profanes (car, faut-il le rappeler, un candidat qui n’a pas été initié, n’est pas un Frère), à des diners de gala d’investiture de Grand Maîtres Provinciaux, c’est dire !

7/ Point essentiel : mettre la Spiritualité au cœur de nos objectifs
Par une meilleure formation de ceux qui sont chargés de transmettre, c’est à dire tous les Frères. Travaillant à des thèmes annuels partagés dans les Provinces afin que chaque frère se sente imprégné de valeurs communes dans la réflexion. L’intérêt étant de partir d’un point commun afin d’aboutir à des conclusions personnelles différentes, multiples où le partage enrichi tous les Frères.

Enfin, concourir à un meilleur encadrement des 3 premiers grades, par exemple, en impliquant plus avant, les maîtres (en premier lieu, ceux qui ne tiennent pas de poste) afin qu’ils participent plus à la vie de la Loge en faisant bénéficier celle-ci de leur expérience.

8/ Redéfinir collectivement ce que doit être l’influence de la GLNF.
Concernant la partie « périphérique » de l’obédience : ses objectifs socio-économiques, son influence, son périmètre politique, etc. Ce sujet peut surprendre des Frères emprunts de Spiritualité mais cette question de l’influence de notre démarche sur le monde profane (enfin, lorsqu’on est vraiment un modèle d’exemplarité…) est un fait. Elle mérite donc une attention particulière.
Pour autant, si celle-ci, se mesure souvent au nombre d’adhérents, on ne devra pourtant rien céder à cet argument… pour ne plus jamais exiger des courbes de croissance d’effectifs à chaque Province comme des objectifs commerciaux !!!
Il conviendra donc de redéfinir les limites de cette influence et de la façon de l’exercer.

Influence peut-être, mais pas n’importe quelle influence…
Accepter ce fait nous oblige à en contrôler les effets. Peut-être en remettant en cause notre développement inflationniste en Centre-Afrique. Dont on peut douter du strict respect des règles de fraternité, lorsqu’on sait le pédigrée de certains Frères quand ils ne sont pas de plus, Grands Maîtres! Redéfinir des axes en phase avec ce que nous sommes. Renforcer nos orientations humanistes, et les principes de fraternité internationale en privilégiant les vertus de la spiritualité.
Il doit en être de même dans nos relations avec les plus hautes instances de notre Pays, dont nous devons débattre collectivement les périmètres.

9/ Quant à la structure générale de notre Obédience
La structure globale de la GNLF est globalement bonne et saine. Hormis les quelques, mais essentielles dispositions statutaires à revoir concernant certains points, notamment la gouvernance et séparation des genres (ou encadrement) entre pouvoir « civil / administratif / juridique » (la Présidence de l’association) et le pouvoir « Spirituel » (portée - plus que représentée - par le Grand Maître), l’idée d’aller vers un projet de « fédération » me semble peu à propos.
Sachons retenir de cette période dramatique et malgré le séisme engendré par l’incapacité de quelques uns, que nous avons pu vérifier l’efficacité de notre structure, en constatant le fonctionnement ininterrompu de la grande majorité des ateliers.

Vous m’aurez pardonné certaines pistes déjà largement évoquées par la plupart, mais les réaffirmer à certains moments, ne semble pas totalement dénué d’intérêt.

Quand aux inévitables revanchards (dont certains ne furent pourtant pas des exemples en leur temps, notamment en évoquant l’importance relative de l’avis des Frères en général ou en impliquant des Frères Apprentis en particulier, dans de tristes histoires plutôt que de les en protéger…), les ambitieux, et pire, les « bénis oui-oui » zélés, continuons à ignorer leur présence si tristement naturelle parmi les hommes, fussent-ils Francs-Maçons.

Espérant seulement pour ma part, modeste Vénérable Maître, que l’Ordre et donc tous mes Frères, soit rapidement gratifié d’un DIGNE représentant.

En attendant, gardons notre regard tourné vers ceux qui arrivent, frappant à notre porte, les yeux pleins d’étoiles. A nous de leur transmettre l’envie de n’en conserver qu’une mais la plus belle d’entre elles et de les remercier de voir ce que, grâce à eux, Tenue après Tenue, nous devenons.

Merci de votre attention


Un Vénérable Maître de la GLNF (Province Midi-Pyrénées)
Ps : Toutes mes pensées et soutien allant à cet instant, à mon Frère Michel B...

 

 

Merci, mon Frère, pour ces propos pleins de Sagesse et de Fraternité!

Sirius Black

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Fredo 08/06/2011 10:39


Enfin un peu de Sagesse, de Force et de Beauté dans ce tumulte profane...


Sirius Black 08/06/2011 14:47



Heureusement que nombre de Frères ont gardé cette attitude.


heureusement aussi que d'autres se sont levés pour dénoncer l'inacceptable !



Bruno MARTIN 05/06/2011 09:58


Mes FF,

Je ne crois pas que notre F Bidochon exige, ici et maintenant, la société parfaite.
Personnellement j'ai compris, et je m'inscris dans le même raisonnement: nous le savons bien que la société parfaite "Sagesse, Force, Beauté" engendrant "Paix, Charité, Amour" n'est pas de ce
monde, mais il faut lutter pour y parvenir. Et ce chemin, notre chemin, n'est pas compatible avec l'indulgence coupable, la complaisance pour le vice, sous le prétexte qu'il est inhérent à la
nature humaine! Là est justement l'objet du perfectionnement pour lequel nous travaillons sur nous-mêmes.
Merci mon F Bidochon, j'espère ne pas avoir trahi tes propos. Si tu es un vieux con, comptes-moi parmi les membres du club!

PS: cette lettre de Jak BOAZ, "VM de base", m'a semblé très démagogique et même un peu sournoise parce qu'elle émane de Toulouse, mais que Jak auquel j'avais répondu dans le même sens que toi,
s'est bien gardé de proposer son texte sur le Myosotis Occitan dont les lecteurs peuvent tous mettre des noms sur les positions évoquées, et sur les séides de Stifani qu'il tente de réhabiliter en
traitant de "revanchards" ceux qui l'en empêchent. Ils font partie des "FF Anciens" de la période CC-JCF-FS qui tentent de reprendre la main avec une identité d'opposants pour sauver leur mise en
proposant une réforme qui se résume à du Stifanisme, qui leur convenait bien, sans Stifani qui est définitivement ingérable.

La Fraternité ne nous exonère pas de notre obligation de vigilance indissociable de la liberté.
Ce sont les occasions que nous avons données pendant 15 ans qui ont fait les larrons de Pisan.

Fraternellement


Bruno MARTIN 05/06/2011 00:00


Mercredi 1 juin 2011


Protégez-moi de mes amis ...

Cher Philippe,

Ci-dessous la réponse que j'ai adressée à Jak BOAZ à titre personnel avant qu'il ne propose sa lettre à plusieurs blogs Myosotis (à l'exception du Myosotis Occitan). Tu es le 3ème à la publier.
Ne soyez pas naïfs au point de fondre devant une belle lettre, peut-être moins innocente qu'elle ne le paraît. J'en ai lu d'aussi belles signées de Stifani, et cela permet de comprendre combien il
lui a été facile de nous abuser:


Mes FF,

Vous prendrez ci-après connaissance d’une lettre, en forme de planche, remarquable de sagesse. Elle émane d’un VF, VM en chaire de Toulouse-Pyrénénes.

Le souci dont il fait état, par ailleurs louable, de sauvegarder la L, reflète aussi le mécanisme insidieux qui, malgré le rejet unanime dont François Stifani a fait l’objet, lui a permis de rester
en place pour donner toute la dimension de sa capacité de nuisance, ayant quasiment détruit la GLNF en moins de 18 mois.

Que la F. : M. : soit le refuge où la raison n’ignore pas les raisons du cœur ? Pourquoi pas ? Encore faut-il que la raison comprenne les raisons du coeur, et il y a là un obstacle énorme, c’est le
caractère éminemment subjectif des raisons de cœur.

Les mécanismes de l’âme humaine sont tels que celui qui a souffert dans sa chair et dans son cœur sera à l'évidence moins indulgent à l’égard de celui qui lui a infligé ses blessures que celui qui
en a simplement eu connaissance. Et ce dernier, de prêcher le pardon.
Mais lorsqu’il sera touché à son tour, il rencontrera les mêmes difficultés pour pardonner à celui qui lui aura infligé quelque blessure, et alors un autre encore, qui ne saura rien pour n'avoir
pas vécu la chose, dira de lui qu’il est guidé par un esprit de revanche. Trop facile!


Par exemple qu’en serait-il de notre VF auteur de cette lettre édifiante, et des FF qui supportent avec obstination les FF Jacques de Toulouse-Pyrénées (J. Ca..bon, et J. Téch..né) auxquels on
finit par les associer, si on leur demandait d’oublier un peu Guy De…SSON, pourtant authentique profane qu’aucun scrupule ne paralyse, celui dont le seul titre de FM fait pleurer les FFMM, celui
que tous les FFMM qui le connaissent refusent de reconnaître comme tel, celui qui néanmoins a hérité de la province normalement destinée à passer de F Jacques (C) en F Jacques (T), si pour leur
malheur Stifani, auquel ils avaient pourtant tout sacrifié, dont ils avaient défendu ou caché toutes les dérives et mis en oeuvre les manipulations, qu’ils avaient protégé méticuleusement de nos
protestations, si Stifani n'en avait pas décidé autrement.

Nos FF Jacques ont malgré tout su exploiter opportunément cette avanie en la transformant en un capital de sympathie dans l'opposition par leur hostilité toute fraîche à François Stifani, et ils ne
sont pas loin aujourd’hui, visitant les LL à tour de bras, de se présenter en recours. Sauf que leur colère ne s’est manifestée que depuis le 18 décembre 2010, jour de l’installation de Guy
DE…SSON, le jour où François Stifani les a trahis, même eux ses fidèles.
Mais avant que faisaient-ils ? le 4 décembre 2009 ? le 25 mars 2010 ? le 16 octobre 2010 ? Ils relayaient scrupuleusement les directives de Pisan. Pas de problèmes de conscience pour eux.

En d’autres termes, aux yeux de notre VF Jak, les FF qui s’en prennent aux FF Jacques, soutiens indéfectibles de François Stifani jusqu’au 18 décembre 2010 sont des « revanchards » par ailleurs
suspects eux-mêmes (mais il ne précise pas de quoi), par contre ceux qui comme eux condamnent François Stifani depuis qu'il les a lâchés, et seulement depuis, et aussi son complice Guy De...sson
qui les a supplantés auprès de lui, sont par contre des refondateurs.

Tant qu'à choisir donc, je pense que la raison rationnelle, avec l’analyse des faits et comportements, est un meilleur recours pour la sagesse qu’une indulgence sélective liée aux affects qui
aliènent celui qui se laisse guider par eux.
Pour ce qui nous concerne, nous tentons de considérer l'une d'abord sans mépriser l'autre.

Le problème le plus profond parmi ceux abordés par notre F est à mon sens celui des VVMM qui adoptent une attitude très réservée face aux dérives récurrentes de l’appareil stifanesque, dans le
souci affiché de ne pas exposer leur L. C'est plein de compréhension, c'est beau, sauf que c'est parfaitement démagogique.
En effet, cette louable préoccupation est difficile à distinguer du simple manque de courage, lequel n’est pas souvent admis par celui qui ne peut vaincre sa peur. Il est plus facile et habituel
d’habiller décemment un renoncement avec de nobles sentiments. Comme par exemple de préserver la L.
La préserver de quoi qui soit plus important que son honneur? Ici, même les nobles sentiments affichés sont déplacés parce que :
ceux qui ont sacrifié leur honneur pour sauver leur vie ont en général perdu les deux.

Il ne s'agit en fait que d'un « argument de vente » pour l’immobilisme qui nous a fait beaucoup de mal. Ce devoir de protéger la L a été soufflé dans les LL pendant 15 mois en Toulouse-Pyrénées par
les marchands de sable de collèges provinciaux pléthoriques proprement briefés par nos FF Jacques. Ainsi ont-ils donné aux VVMM les moins courageux une raison noble de ne pas agir, et permis de
retarder la prise de conscience par tous les FF des dérives multiples de François Stifani.
À cause d’eux, à cause de ces complaisances pusillanimes, les LL de Toulouse-Pyrénées ne se sont pas démarquées de la gouvernance stifanesque mais elles se déchirent et certaines sont à l'agonie.
Bravo mes FF !
Et si ces marchands de sable virés par leur guide ont été bien mal récompensés. Peut-être faut-il y voir une forme d’immanence?

Aujourd’hui des LL vont disparaître, mais sans faire de vagues, et c’est bien là l'essentiel pour Pisan, puisque les FF qui les quittent sont autant de protestataires en moins.

Donc, François Stifani n’était pas seul. Son oeuvre de mort eût été impossible sans toutes ces reculades. Il a parfaitement exploité cette complaisance qui n'avoue pas son nom, exploiter ce qu’il y
a de pire en nous, et acheter à coups de tabliers chamarrés, et de quelques libertés de gestion, les hommes qui lui étaient nécessaires pour mener à bien sa triste entreprise.
Réduire l’ignominie qui a présidé à ce système à la seule action de Stifani, avec ou sans les Deb…sson, c’est dédouaner trop facilement les nombreux apparatchiks qui l’ont soutenu, qui en ont
profité, et qui tentent aujourd’hui, en le condamnant parce qu’il les a lâchés, de se remettre en selle avec une identité d’opposants et même, et c'est le comble, de proposants. Alignant sans
vergogne des propositions qu'ils n'ont pas faites quand ils étaient en grâce.
Pas crédibles un seul instant!

Notre F. Jak BOAZ aborde aussi le problème des AAMM auxquels l’information a été diffusée par « certains » (comprendre Bruno MARTIN du Myosotis occitan), tout au long des évènements que nous
vivons. C’est un raisonnement qui nous a été opposé par les cadres du système en place qui voulaient protéger les AAMM comme il protégeaient les LL, c'est-à-dire les laisser dans l'ignorance. Ces
cadres d'un système pervers dans une logique de captation insidieuse des esprits ne souhaitent évidemment pas que l’on ouvre les yeux des AAMM avant qu’ils soient bien conditionnés.
Personnellement j’aurais aimé que l’on m’ouvrit les yeux lors de l’initiation, et pas seulement symboliquement.
Nous sommes initiés parce que « libres et de bonnes mœurs ». Où est la liberté? comment le discernement est-il possible sans l’information ?
En d’autres termes, il convient de traiter les AAMM, que l'on reçoit en qualité d'hommes libres, en adultes et non en enfants immatures, ce qui relève de la manipulation et de l’abus de
confiance.
Et si la vie exige de nous des actes de Foi, les individus de cet appareil n’inspirent aucune confiance pour en bénéficier. Ils ne peuvent en aucun cas être rattaché à un sentiment sacré malgré la
liturgie pachydermique qu’ils déroulent pour le donner à croire.

Enfin, quel dommage que l’auteur d’un texte convenable, riche d’humanité et de propositions intéressantes collectées ici ou là, mais bien choisies, termine son propos sur un « coup de pied de l’âne
», qui ne paraît pas en harmonie avec le reste. Notre VF se défend de toute polémique, mais propose purement et simplement d’ignorer les FF globalement catalogués de "revanchards":
Le pardon est bien une vertu maçonnique, mais il se demande. Surtout, il ne s’exige pas !
Et c'est bien là notre faiblesse, le manque de discernement, le goût du "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil", le "regardez comme je suis bon, et retenu, et sage", qui nous ont
conduit à faire confiance à de tristes sires qui n'ont jamais été FFMM, mais que nous avons laissé se hisser rapidement à notre tête et auxquels nous avons donné les clés de la boutique.
La Fraternité ne nous exonère pas de notre obligation de vigilance
Mais Jak BOAZ ne trahit-il pas in fine une charge ciblée depuis le début ?

Fraternellement
Le Myosotis Occitan
Bruno MARTIN

PS : Nous sommes, évidemment, totalement solidaires de Michel B….O face aux attaques comme d'habitude non motivées dont il fait l’objet de la part de DEB..SSON.


Sirius Black 05/06/2011 12:45



Mon Frère Bruno, ta réponse est si compléte qu'il ne faut surtout rien ajouter !



Bidochon 1er roi des cons 04/06/2011 10:34


Cette lettre du VM de base, pas si de base que cela d'ailleurs pour avoir atteint ce niveau de sagesse, est agréable à lire. Mais, un vieux con comme moi ne veut plus rester naïf ! L'ai-je été ?
Déjà, lors de mes premières années en FM, l'Orient de la vieille loge où j'ai reçu la lumière débordait de tabliers à l'Orient et plus jaloux les uns les autres de leur place. J'ai entendu bien des
fois des propos notamment racistes ou politiques peu dignes de notre éthique maçonnique et cela faisait rigoler tous les F. Je suis monté bien des fois à la cantine de Pisan et plusieurs fois seul
à seul, c'est le hasard, avec Foellner, c'est tout juste si sa grandeur a daigné me serrer la main et échanger deux mots. je n'ai même pas eu droit à une salutaire bénédiction. Mon parrain m'avait
appelé pour me montrer son tout nouveau tablier bleu avec une telle satisfaction que je n'avais pas compris. Il vient d'être nommé TRGMP pour remplacer Alain Cano. Je viens de comprendre... Vous me
direz, des cons, il y en a partout... Je suis là pour le prouver, mais quand même, je crois à la valeur de l'exemple : je ne peux pas demander aux autres de faire ce que je dis que parce si je ne
le fais pas moi-même.
Vieux con, désormais décillé, je ne puis me satisfaire d'incantations mêmes pourvues de bonnes intentions. Je ne puis pas me satisfaire d'un "pardon" qui permettrait aux auteurs et complices des
forfaitures que nous connaissons et de celles que nous ne connaissons pas, de rester impunis. Je ne vois pas de déni de justice dans nos landmarks... Je ne vois pas pourquoi le fric qui nous a été
volé pour des actions en lointaine relation avec la FM ne nous serait pas rendu comme par exemple les frais d'hôtel et de restauration de notre épicurien de Stifani. Comme tout le monde, il doit
être remboursé sur la base forfaitaire d'un cadre supérieur de la fonction publique, c'est tout... Je ne vois pas en quoi le pardon m'obligerait à supporter la présence en loge de Messieurs qui
n'ont eu de cesse que de me baver dessus : le masochisme voire le sado-masochisme ne fait pas partie de nos landmarks que je sache, pas plus que le mensonge, la duplicité, la mauvaise foi, la
médisance, la méchanceté, les propos orduriers et blessants... J'en passe...
Mon VF a des intentions louables, mais je ne crois plus à une GLNF de bisousours : c'est définitivement fini. Oui la voie empruntée par FMR est sage : dépasser les problèmes d'hommes déjà en
campagne, et ils sont légions, pour poser les bases d'une FM régulière conforme à nos aspirations. Cette entreprise ne peut être que collégiale dans une premier temps... Si nous en sommes arrivés
là, c'est certes de notre faute parce que nous avons été crédules et naïfs, peu curieux et peu critiques. Mais, on oublie aussi deux choses : si nous en sommes arrivés là c'est à la fois à cause
d'un clan, pour reprendre l'expression d'Alain Juillet et non d'un seul homme, et aussi d'un système. Le clan est à virer au plus vite et reprendre le système et la chose la plus urgente. Sinon
tout recommencera à court ou moyen termes... Le déshonneur va être tel après les actions judiciaires lancées par FMR et Me Legrand qu'il nous faudra même changer de non pour faire oublier l'image
donnée. Je sais que rien n'est parfait et que les hommes sont ce qu'ils sont, mais commençons pas enlever les vers qui sont dans le fruit et évitons d'en remettre aussitôt un paquet. Oui, cette
phase de transition doit se faire loin de l'ambition des hommes. En cela les FMR ont tout compris... Pas question de revenir peu ou prou à ce qui ravivera les défauts et errements passés.
D'ailleurs changer de nom, changer de structure sur les base de la refondation reviendra d'abord par effacer tous les honneurs et autres tabliers d'honneur, d'actifs, de médailles et autres
conneries... Vous allez voir que cela va en refroidir plus d'un... Une remise à zéro des pendules comme pour le VM qui au REAA retourne tuileur. D'ailleurs pour une gestion administrative qui est
celle du niveau provincial comme national, il n'y a pas besoin de décors car la seule FM se pratique en loge.
Mais est-ce vraiment possible ? Peut-on réellement vivre nos valeurs maçonniques ?
Bidochon 1er roi des cons


Sirius Black 04/06/2011 14:46



Tu poses la vraie question ... et d'ailleurs quelle que soit l'obédience ... française ou étrangère, la preuve a été maintes fois apportée que NULLE n'est à l'abri de pratiques totalement
incompatibles avec les principes et valeurs que nous sommes censés prôner. Alors que faire: créer notre propre ONG ... Patatras, on voit qu'elles sont victimes des mêmes tracas !


Mourir seul ... comme un vieux con ? ou supporter l'idée qu'AUCUNE SOCIETE ne sera jamais parfaite ... parce que TU ne n'es pas ... et MOI, MOINS ENCORE !


 



Jean-Noël PENVEN 03/06/2011 23:01


c'est très certainement quelqu'un de charmant, je n'en doute pas, mais ce qui me gène c'est cette tiédeur d'une part et cette tournée "électorale" d'autre part.


Sirius Black 04/06/2011 09:44



Je sais, c'est le point faible, surtout la tiédeur et le manque "d'Action" pendant que FMR "bosse" depuis des mois avec ses avocats, se bagarre dans des procès contre Stifani, organise
des Assises, des "blocages à Pisan", constitue des dossiers,saisit le Procureur ... etc


Maintenant on ne peut lui reprocher de faire connaitre ses idées (bonnes dans l'ensemble ... et proches de celles de FMR) dans les provinces. Il touche une fraction un peu complémentaire
des Frères. On a besoin des Uns ET des Autres !