Mise au point du Grand Maître nws letter du site

Publié le par Kazantzakis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Projet interview Version du 11 avril 2010 1

 

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A une batterie de questions directes sur la situation actuelle et sur la politique

conduite depuis son Installation, le Grand Maître répond sans détours.

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On vous reproche de trop communiquer vis-à-vis de la presse, en particulier en

vous mettant en avant.

Permettez-moi de rappeler que, d’une façon générale, l’ouverture limitée des temples aux

caméras se fait depuis des décennies dans les obédiences régulières de nombreux pays,

à commencer par la Grande Loge Unie d’Angleterre. Il suffit de consulter les archives

télévisées de l’INA ou de surfer sur les sites Internet de

 

Youtube ou Dailymotion

pour s’en

rendre compte. Mais, cela dit, il est de mon devoir de prendre acte du fait que

l’intensification de la communication que j’ai souhaitée depuis quelques mois a parfois été

perçue comme contraire au souci de nombreux Frères de vivre leur parcours initiatique

dans un cadre absolument préservé des tumultes de la cité.

Ce n’était évidemment pas le but recherché car il est clair que notre Franc-maçonnerie

doit effectivement demeurer cet espace-temps « à part », baigné de sérénité et de

bienveillance où nous venons nous ressourcer et nous construire. De surcroît, je suis le

premier garant de cette sérénité et je suis sincèrement peiné de constater qu’avoir

cherché à promouvoir nos valeurs à l’extérieur puisse faire naître un tel sentiment à

l’intérieur.

Je prends toutefois acte de ce ressenti et j’ai décidé de mettre un terme à cette forme de

communication extérieure. Je demeure toutefois intimement persuadé que la GLNF ne

pourra rester en marge d’un espace de communication auquel aujourd’hui tout le monde

veut accéder et le temps viendra où les Frères en mesureront mieux les enjeux et la

portée.

Et, concrètement, qu’avez-vous décidé pour mettre en oeuvre cette nouvelle

politique ?

Trois chaines de télévision doivent diffuser prochainement des documentaires sur la

Franc-maçonnerie auxquels nous avions décidé, fin 2009, de participer aux côtés d’autres

obédiences.

Conformément à cette nouvelle politique, nous sommes en discussion avec ces médias

afin d’en faire retirer les images nous concernant.

Il faudrait donc renoncer totalement à parler de la GLNF dans les médias ?

C’est une question sérieuse et complexe : comment expliquer notre démarche lorsque la

notion même de spiritualité est généralement assimilée, soit aux églises, soit aux sectes ?

Projet interview Version du 11 avril 2010 2

Les pièges ou certaines incompréhensions ne manquent pas, comme l’a rappelé cette

malheureuse expression de «

 

guide spirituel

», terme qui n’a évidemment pas sa place à

quelque niveau que ce soit dans une institution comme la nôtre.

Mais il s’agit d’une réflexion dont nous ne pourrons pas faire l’économie.

Ma conviction profonde : c’est sur ces questions que se joue, pour une large part, la

définition de la place de la Franc-maçonnerie régulière au XXIème siècle.

Je souhaite que nous la menions de façon collective, c'est-à-dire avec tous les Frères que

cette question intéresse.

L’exercice de la communication est loin d’être aisé car - qu’on le veuille ou non - nous

sommes confrontés à une double évolution.

D’une part, la curiosité pour la maçonnerie est de plus en plus vive, entre le retour du

spirituel et le livre de Dan Brown, j’ai l’impression que le nombre de « marronniers » sur le

sujet est passé de deux à dix par an !

D’autre part - même, si je suis surtout le premier à dire qu’il est bien évidemment absurde

de parler de course aux effectifs entre les obédiences - force est de constater qu’avec la

croissance de la GLNF la presse et l’opinion s’intéressent aujourd’hui davantage à la

maçonnerie spiritualiste, qui est sans doute la moins facile à expliquer car elle est, en

France, la plus éloignée de certains clichés.

Cette situation, nous le savons bien, a souvent donné lieu à des raccourcis pas toujours

bien intentionnés, par lesquels on nous dit en substance :

 

« si vous n’êtes pas un cercle

de réflexion politique et si l’on ne comprend pas réellement ce que vous faîtes, peut-être

n’êtes-vous en réalité être qu’un club-services ou un réseau d’affaires ».

 

Cela ne peut pas

rester sans réponse de notre part

 

!

Surtout - plus désolant encore - certains de nos Frères

finissent par croire ou par reprendre ces propos lus dans la presse.

En plus de votre exposition médiatique, on vous reproche de trop impliquer la GLNF

dans les débats politiques ou de société.

J’entends ces reproches qui m’ont été adressés suite à la remise au Président de la

République, à ma seule initiative, d’une modeste contribution sur la représentation des

français musulmans de France.

Ces propos, venant de mes Frères ne peuvent évidemment pas me laisser insensible.

Je m’interroge sur les raisons de ce trouble alors que la GLNF avait déjà, par le passé, été

plusieurs fois sollicitée (sur les questions de bioéthique, sur le fichier Edwige, sur la laïcité

etc.) par les pouvoirs publics qui nous considèrent comme l’une des «

 

autorités morales,

philosophiques ou religieuses

 

» qu’ils souhaitent parfois consulter.

Que devons-nous faire ? Devons-nous accepter l’adage « qui ne dit mot consent » ?

Là encore, la réponse n’est pas simple.

Je reste persuadé que les choses changeront et que l’état d’esprit sur ce point changera ;

mais, pour l’heure, je prends acte que la sensibilité de nombreux Frères est de considérer

que ces débats les concernent en tant que citoyens mais non en tant que membres de la

GLNF.

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Que comptez-vous faire pour répondre aux doutes que certains Frères émettent sur

les finances de l’Obédience ?

En tant que premier serviteur de l’Ordre, je dois rendre des comptes sur chaque euro de

dépenses comme de recettes et j’ai bien compris qu’à ce jour, deux points particuliers font

débat.

Le premier concerne la certification des comptes. Dans une institution telle que la nôtre, il

ne doit absolument y avoir aucun doute en matière de gestion financière. C’est pourquoi,

suite à l’assemblée générale du 25 mars, j’ai décidé de demander au Président du

Tribunal de Grande Instance de Paris de nommer un expert judiciaire assermenté, qui

certifiera nos comptes et confirmera donc leur parfaite régularité. Cela mettra fin à toutes

les calomnies et rumeurs qui circulent aujourd’hui. La GLNF et ses responsables doivent

être au-dessus de tout soupçon car la confiance est une des bases essentielles du Pacte

qui nous lie.

Cet audit mettra - je l’espère - un terme aux faux procès, aux suspicions voire simplement

aux interrogations sincères de Frères dans les Loges, chez qui certains avaient pu créer le

doute. Il me tarde donc de pouvoir disposer au plus vite de ces comptes certifiés pour que,

partout, notre travail maçonnique continue à s’effectuer dans la sérénité.

Et pour clore ce chapitre, je tiens à rendre hommage à la gestion particulièrement

rigoureuse des dirigeants et des équipes qui ont travaillé à la gestion financière aussi bien

des Provinces que de l’administration générale. C’est ce qui nous permet d’avoir les

cotisations parmi les moins élevées du paysage maçonnique français. Il suffit de comparer

pour s’en rendre compte et, pour moi, ce n’est pas un sujet mineur en ces temps difficiles

pour nombre de nos Frères.

Et le centre de conférences, avenue de Wagram ?

C’est le second point. Oui, ce centre de conférences a été acquis par l’Obédience. C’était

mon idée et je l’assume. Cette opération a été approuvée par les instances compétentes

de la GLNF, conformément à nos statuts et à nos procédures. Ce centre, aujourd’hui en

travaux, n’a pas encore été utilisé, mais il va contribuer au rayonnement de l’Obédience.

Compte tenu de l’évolution de l’Obédience, c’est une nécessité …mais il semble que je

n’ai pas été compris sur ce point.

Je donne rendez-vous à nos Frères dans quelques mois pour constater ensemble que ce

nouvel outil est réellement à même de contribuer au rayonnement de l’Obédience, en

particulier dans le cadre international de la Franc-maçonnerie régulière au sein duquel

nous pouvons être fiers du rôle joué par la GLNF. Mais, de grâce, ne reproduisons pas

dans notre Ordre les travers actuels de la société moderne, qui consistent à juger des

mesures engagées avant même qu’elles n’aient eu le temps de commencer à produire

leurs effets !

Qu’est-ce qui justifie l’allongement de la durée du mandat du Grand Maître ?

J’ai effectivement proposé une modification de nos statuts qui consiste à allonger de trois

ans à cinq ans la durée du mandat du Grand Maître. Sur ce point, j’ai été attentif aux

usages de juridictions administrant les hauts grades de certains rites, au sein desquelles il

semble que des mandats plus longs constituent un facteur de continuité du travail et aussi

d’harmonie. Bien d’autres considérations militaient pour l’allongement des mandats - qu’il

Projet interview Version du 11 avril 2010 4

s’agisse de celui des Vénérables Maîtres ou de ceux des responsables de nos structures

d’encadrement – qui toutes se rattachent au souci du bien de l’Ordre et d’un meilleur

fonctionnement de l’Institution.

Pour en revenir au mandat du Grand Maître, les choses ont été tranchées et décidées

selon nos règles statutaires, à la fois par le Conseil d’administration, par le Souverain

Grand Comité et enfin votées en Assemblée générale par les délégués des loges.

Il me semble que dans un Ordre chacun se doit de respecter les décisions prises dans le

respect de nos Statuts !

De même que j’ai tiré immédiatement les conséquences des votes défavorables sur les

comptes et le budget lors de l’assemblée générale du 25 mars en requérant un audit

judiciaire, de même, je demande que l’on respecte les décisions prises régulièrement.

Promouvoir une vision juste des choses et rechercher la cohérence et l’équilibre, cela me

paraît participer de l’ordre que chaque Franc-maçon essaye de construire en lui.

Reste le fait que cette décision d’allongement à cinq ans s’applique au mandat en cours,

c'est-à-dire au mien. Je comprends que cela ait pu faire débat. Ne fallait-il pas attendre le

prochain Gand Maître pour commencer à appliquer cette mesure ? Je vous avouerai que

j’ai moi-même hésité. Mais aujourd’hui, chacun se doit de reconnaître que ce point a lui

aussi été tranché par la décision unanime de tous nos organes.

Je lis et j’entends maintenant des choses singulières selon lesquelles cette application au

mandat en cours serait illégale ! Ce sont des contre-vérités juridiques.

Toutes les semaines, des associations ou des sociétés modifient leurs règles internes

avec effet sur les mandats en cours. C’est abuser nos Frères que de laisser entendre que

cette décision a été prise illégalement !

La création d’un cabinet du Grand Maître était-elle une bonne idée ?

Dès mon arrivée, j’ai envisagé de m’entourer des conseils de hauts fonctionnaires, pour la

plupart membres de l’Obédience, pour propager nos valeurs dans la société civile et

faciliter la réalisation des actions caritatives conduites par le Pôle des Solidarités.

Son action n’a en aucun cas impliqué la GLNF dans sa vocation d’Ordre initiatique.

Cette ouverture sur l’extérieur dans nos procédures de réflexion ayant suscité plus

d’interrogations que de résultats immédiats, j’ai décidé d’y mettre un terme.

Pour autant, la réflexion sur la place de la GLNF dans la société contemporaine reste

d’actualité.

Après cette période difficile, pensez-vous sincèrement pouvoir restaurer

l’harmonie ?

Je le souhaite de tout mon coeur, tout simplement parce qu’après 35 ans d’engagement, je

crois plus que jamais dans la maçonnerie et dans la pertinence de ses valeurs.

Si j’ai commis des erreurs d’appréciation, j’aurai à coeur de les rectifier.

Projet interview Version du 11 avril 2010 5

Je rappelle que dès septembre dernier, j’ai manifesté une volonté de réforme. Les groupes

de réflexion et de propositions mis en place dans chaque Province nous indiqueront les

priorités. Je prendrai la mesure des attentes des Frères sans céder à aucune pression ou

improvisation.

Il n’est évidemment pas question de substituer à notre actuelle Constitution une fédération

plus ou moins claire de loges, ni d’adopter des pratiques en usage dans d’autres

obédiences.

Je sais que l’immense majorité des maçons sincères sauront entendre ces mots de leur

Grand Maître, qui n’est ni plus ni moins que le « Vénérable » de leur Grande Loge.

La GLNF doit rester intangible sur les principes fondamentaux qui la régissent, faute de

quoi elle perdrait sa régularité et la reconnaissance des 192 Grandes Loges régulières

dans le monde.

Certes, j’imagine qu’un mode de fonctionnement – prétendument plus « démocratique » -

puisse, en apparence, séduire. Mais l’expérience démontre qu’il apporte

immanquablement dans les loges les maux du monde moderne à commencer par le

remplacement de l’harmonie par les tiraillements et de la Règle par la controverse

permanente. Or, c’est précisément le contraire de ce que nous recherchons en frappant à

la porte d’une organisation traditionnelle. Dès nos premiers pas en maçonnerie, nous

avons généralement perçu que cette différence avec le monde extérieur était le fondement

de notre harmonie, ce qui nous permet d’accomplir un parcours spirituel et de vivre cette

fraternité que nous ne pouvons trouver ailleurs.

En tant que Grand Maître, le premier de mes devoirs est de protéger et de maintenir

l’ordre dans la Grande Loge comme un Vénérable Maître le ferait dans sa Loge.

Je souhaite que s’éteignent, dès aujourd’hui, les rumeurs, les calomnies et même les

injures. Afin que tous ceux qui ont pris temporairement un autre chemin reviennent à leurs

devoirs maçonniques, j’ai fait procéder à la mise en place d’un Comité de conciliation.

Il est en revanche une chose que l’on ne peut pas me demander c’est d’engager je ne sais

quelle négociation sur les principes fondateurs mêmes de notre Ordre. Il est de mon

devoir de le préserver contre vents et marées.

Et je le ferai de mon mieux, comme, à ma place, le feraient tous ceux qui s’efforcent d’être

les héritiers d’Hiram.

Pourquoi avoir renoncé aux 3 dernières étapes de votre Tour de France des

Provinces et des Loges ?

La taille actuelle de la GLNF nous oblige à multiplier les cadres de rencontre et les

occasions de contact avec les Frères, au-delà de leur Loge ou de leur Province. D’où ce

« Tour de France des Provinces»

 

commencé en 2008 et qui m’a déjà permis de

rencontrer toutes les Loges et près de 10 000 Frères.

Toutefois, ma préoccupation immédiate et le contexte actuel des évènements récents

m’amènent en effet à différer l’organisation de ces trois dernières étapes pour l’année en

cours. Des chantiers importants pour notre avenir vont être lancés dans les Provinces et je

préfère que, pour l’heure, les Frères se mobilisent pour les faire vivre.

Nous aurons bien l’occasion de nous retrouver lors des Tenues Provinciales"

Voilà mes frères, après la lettre que nous avons tous reçue voici la mise au point de notre TRGM. Plus son invitation au blog national. ca sent le coup de communication de crise national.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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